Mal
La souffrance nous conduit bien au-delà de la mort, dans des couloirs étroits et labyrinthiques ; elle nous propulse comme le ventricule gauche fait avec
Je suis née, je le crois, un pinceau à la main. Je suis sûre d’avoir, sur le corps utérin posé un doigt nerveux et d’y avoir laissé une trace de rêve, une empreinte éphémère juste avant de sortir. Depuis, mon index a grandi mais pas assez pourtant pour toucher celui de Dieu. Et, s’il m’a servi à bien d’autres choses, je lui ai préféré, pourtant, à tort ou à raison, le poil synthétique du pinceau.
La souffrance nous conduit bien au-delà de la mort, dans des couloirs étroits et labyrinthiques ; elle nous propulse comme le ventricule gauche fait avec
J’avais écrit un poème Et je 1’ai perdu. J’avais écrit un « je t’aime » Dans mon cœur En lettres rouges Et je 1’ai vendu A n’importe
La nuit se coule sur le béton des villes Et la lumière déborde des fenêtres Sur le papier bleu d’une chambre inconnue Les coquelicots d’un